![]() |
| Au début il nétait pas
facile de convaincre les teinturiers et les imprimeurs textiles d'essayer les colorants
synthétiques ni de leur en expliquer le mode demploi. Leur commercialisation devait être particulièrement soignée : il fallait fournir des échantillons, des renseignements et des notices explicatives sur les nouvelles catégories de teintures et sur chacun des nouveaux colorants. Le grand intérêt des colorants synthétiques est que tous ceux qui appartiennent à une même catégorie peuvent être utilisés selon le même procédé, que chaque catégorie comprend en principe toutes les couleurs primaires (jaune, rouge et bleu) et qu'il est possible de faire des mélanges pour obtenir une gamme très étendue de coloris. |
|
| Pour les colorants naturels qui
se présentent sous des fornes très diverses, les procédés sont plus compliqués. Ainsi le pastel, lindigo et la pourpre, par exemple, qui sont trois colorants de cuve, proviennent des parties vertes dune plante pour les premiers et dun coquillage pour le dernier. Bien qu'appartenant à la même catégorie de colorants ils réagissent différemment aux alcalis, acides et sels métalliques, produisant des nuances particulières. Leur solubilité dans leau varie et ils ont besoin de plus ou moins dalcali ou dacide pour se dissoudre. Chaque colorant naturel exige ainsi un processus individuel et certaines couleurs ne sont obtenues que par une succession de teintures. Cest pourquoi, les colorants synthétiques ont mis peu de temps à supplanter les colorants naturels connus depuis les temps préhistoriques. |