Les bas ...suite
Sous Richelieu (1585-1642), on portait deux bas l’un sur l’autre. Le 2e, « le bas à étrier », était bordé d’une
dentelle qui agrémentait le haut des bottes; il était maintenu sous le pied par une languette. On portait
également à cette époque des pièces richement brodées représentant parfois des personnages;
on les qualifiait alors d’
« historiées ». La masse d’informations disponibles sur le tricot des XVe et XVIe S. révèle le lien entre les progrès technologiques et la mode. Le tricot connut à cette époque
un épanouissement sans précédent, surtout dans les régions froides.
On a commencé à en faire à la machine, ce qui a permis un développement rapide des industries
de bonneterie. Les articles en laine peignée tricotés à la main coûtaient même plus cher, au milieu
du XVIIe S., que les bas de soie réalisés à la machine.

Sous Louis XV (1710-1774), la vogue était aux semis de fleurs, avant que la mode 
à l’anglaise n’ait apporté pour cet usage la laine côtelée.  On a même conçu 
des bas en peau de chien, réputés pour leurs vertus curatives !

"Les marchands de bas (de soie) proposent aux élégantes (et aux élégants) cinquante nuances de coloris.
Agrippa d’Aubigné en a donné la liste en 1630 :
ventre de nonnain ou de biche, fleur de seigle,
gris d’été, d’Espagnol malade ou mourant, céladon, Astrée, face grattée, rat, merde d’enfant ou d’oie,
Judas, vérolée, singe envenimé ou mourant, veuve réjouie, temps perdu, pain bis, constipée,
faute de pisser, jus de nature, ris de guenon, trépassé revenu, baise-moi ma mignonne, péché mortel,
bœuf enfumé, jambon commun, désir amoureux, racleur de cheminée…
"

(Tome 1, page 518, Alain Decaux Histoire des françaises.)

bord.gif (4324 octets)

Sommaire

Les bas…fin