Les bonnets ...

Le bonnet est une coiffure sans bord de forme et de matière souples (laine, tissu...).
Au Moyen Âge, le mot
« bonnet » désignait une étoffe utilisée pour confectionner robes et couvre-chefs.
Par la suite, comme on parle de 
« feutre » pour nommer un chapeau en cette matière,
« bonnet » est devenu un terme qualifiant tout ce qui n’était pas des chapeaux.
Au cours de l’histoire, ce nom  a été donné à quantité de couvre-chefs différents
tels que les bonnets de nuit,  de police, phrygien, de bébé …

  …De la préhistoire on a retrouvé en Scandinavie une coiffure de laine tissée, datant de  l’âge du fer.
  …A Lübeck un bonnet à oreillettes en forme de casque datant du XVe S.
  …De Russie nous viennent des bonnets de ce type datant du XVIIe S.; ils étaient portées par des prêtres
     de l’Eglise catholique orthodoxe, qui en nouaient les larges rubans sous leur menton.
  …Au XVIe S. vint la mode du béret tricoté, visible sur nombre de portraits d’aristocrates;
     les jeunes bourgeois s’appropriant ensuite cette vogue.

Détail d'un chapeau du Moyen Âge tricoté en rond  mesurant 24 cm de haut et 62 cm de large.

Les coiffures tricotées avaient aussi la faveur des artistes, des travailleurs, des pêcheurs et des paysans
de nombreux pays, du nord au sud de l’Europe; on suppose qu’il existait des ateliers spécialisés
dans cette confection, sans doute implantés en Hollande.

Le tricot est une technique bien appropriée à la réalisation de bonnets. La laine leur confère en effet
des qualités protectrices contre le froid, l’humidité et le soleil. Contrairement au tissu à trame tissée,
l’élasticité de cette matière permet d’obtenir la forme voulue, grâce aux diminutions et aux augmentations. 
Dès le milieu du XIIIe S. on travaille avec 4ou 5 aiguilles, en évitant ainsi une couture d’assemblage.
Une fois le tricot achevé, on le foulait ou le lavait fortement, afin de le feutrer et de dissimuler la texture
maillée. On pouvait alors couper, former et coudre les bonnets.

Ces opérations, exigeant beaucoup d'habileté, étaient réservées aux professionnels.

Dès le XIIe S. des corporations patronales, surtout commerçantes, existent à Paris : drapiers, épiciers, pelletiers,
merciers, orfévres et bonnetiers. 300 ans plus tard, la réalisation d’un bonnet faisait partie des chefs-d'œuvre
que présentait le tricoteur aspirant à la maîtrise. Le nom de
bonneterie, qui désigne l’industrie du tricot,
aujourd'hui mécanisée, se réfère à cet âge d’or.

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