Le tricot
Tricot : (av. 1713) Action de tricoter.
                                Ouvrage d'une personne qui tricote.
(Le Petit Robert 1973)
Technique permettant, à l’aide d’un fil continu et de deux baguettes pointues, (ou d’une machine),
de confectionner une surface textile composée de boucles entrelacées. Cette structure textile peut
se défaire par simple traction du fil de travail, contrairement à celle beaucoup plus ancienne du réseau
à l’aiguille, dont les boucles doivent être défaites une à une.

Pour détricoter tirer sur le fil

Dans un lexique d'ouvrages de dames, de 1739, se lit :
« tricoter toutes sortes de choses  en entrelaçant de la soie, de la laine, du fil de lin ou de coton avec des aiguilles appropriées et donner ensuite la forme requise à chacune de ces pièces, est une science ». 

Lorsqu’on parle de tricoteurs connus du XVIIIe S., on cite Marie-Antoinette (1755-1793) et on dit que
Frédéric II (
1712-1786) a joué de la flûte mais a aussi manié les aiguilles à tricoter. Un siècle plus tard,
au temps de la Restauration, le tricot n'est plus seulement utilisé pour les vêtements mais aussi pour
la décoration : nappes pour les tables familiales, grands couvre-lits, rideaux. Des pièces précieuses sont
créées en Allemagne orientale à Breslau, Görlitz et Neisse et dans le sud-ouest à Strasbourg et Colmar.
Au musée de Nuremberg on peut admirer un tapis tricoté de 174 x 160 cm de 1690 dont les couleurs se sont
particulièrement bien conservées. Avec des aiguilles flexibles en fil de fer on tricote des béguins, dans
des points de dentelle d’une finesse extraordinaire.

Dans les revues de mode de la deuxième moitié du XIXe S., nous trouvons de plus en plus d'explications
pour le tricot de jupettes, mantilles, capes, sous-vêtements chauds etc … Durant la 1ère guerre mondiale
des milliers de mains tricotent des chaussettes, des mitaines, des
genouillères, des bonnets et des cache-nez
pour les soldats du front. Dans les années vingt, le bas tricoté main perd de son importance, l’industrie
s’emparant de la production. Mais dans le domaine du sport, du folklore, de la famille, le tricot-main garde
sa place. Le sweater est devenu pull-over. Dès lors le style se présente tantôt décontracté et ample, tantôt
étroit et moulant. Le tricot-main est à nouveau exercé comme un loisir, permettant ainsi la réalisation
d'ouvrages utiles, confortables et originaux.

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Les aiguilles