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Nous ne parlerons cependant ni du sang du mouton égorgé dont on dit qu’il peut en être fait différentes utilisations, pendant qu’il coule chaud de la gorge de la bête. Ni de l’omoplate dans laquelle, une fois l’os débarrassé de toute la viande, certains peuvent lire l’avenir... Nous nous limiterons aux superstitions attachées à la « Btana ». La « Btana », c’est la robe en laine du mouton, son enveloppe. Dès que le mouton est égorgé, elle lui est retirée avec un art que tous les musulmans connaissent pour l’avoir vu se dérouler sous leurs yeux, chaque année, à l’occasion de cette fête. Selon une certaine croyance populaire, dès que la « Btana »
est retirée, il faut la faire enfiler par une jeune fille que l’on
n’arrive pas à marier ou dont les projets sont systématiquement
contrariés. En passant au travers de la « Btana » à peine arrachée au
mouton, la jeune fille se voit débarrassée de tous les mauvais sorts.
Elle peut ensuite aller prendre un bain et... Attendre les bonnes nouvelles ! La « Btana » aurait aussi des propriétés médicales. Elle guérirait l’acné et effacerait les cicatrices du visage des jeunes filles qui se la passeraient sur le minois, immédiatement après qu’elle ait été retirée au mouton. Ce que la jeune fille doit se passer sur le visage, c’est la partie intérieure de la « Btana ». Non, pas celle où il y a la laine, mais celle qui était collée à la peau du mouton. Une fois lavée et traitée, la « Btana » devient une très belle descente de lit et change de nom pour devenir « la Heïdora », c’était le tapis des pauvres. Aujourd’hui, les « Haïdoras » se font rares. On se contente de recueillir la laine pour en remplir les coussins et les jeunes filles acceptent plus difficilement de se salir au contact de la « Btana ». Mis en ligne le 3 janvier 2007 Le Reporter - Rédaction |
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![]() Le mouton Charollais n'en finit plus de gagner à l'export. Il bat régulièrement le mouton de Nouvelle-Zélande. Au contraire des rugbymen français surclassés par les All Blacks, les Moutons Charollais n'ont rien à envier aux moutons néo-zélandais... Les ovins de Bourgogne du Sud sont, en effet, introduits massivement dans la plupart des pays du monde, au contraire des montons de Nouvelle-Zélande, tout juste bons à fournir de la laine et dont la viande est bradée partout dans le monde. C’est parce qu'ils offrent 50% de rendement à la carcasse, c'est-à-dire beaucoup plus de viande que leurs cousins des antipodes, que les Moutons Charollais sont plébiscités partout dans le monde. 20 ont pris la direction du Sénégal (une première en Afrique noire) et 233, dont 9 mâles, sont partis pour le centre de la Bulgarie. En cette année 2006, le Mouton Charollais, reconnu pour ses qualités génétiques et importé pour des croisements, a été adopté partout dans le monde. Et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il a été aussi plébiscité en Suisse, en Angleterre, en Irlande, en Suisse, en Allemagne, en Hongrie, en Espagne, en Pologne... Dans les prochains mois, il devrait effectuer une entrée triomphale en Serbie, en Ukraine et même au Chili ! Des techniciens du Ministère de l’agriculture du Chili sont d’ailleurs attendus dans les prochains jours dans le Charolais. Le troupeau est fort de 11.000 brebis inscrits, dont 40%£ en Saône-et-Loire et 60% en Bourgogne. L'UPRA Mouton Charollais, dont le siège est à Charolles, s'appuie sur 150 éleveurs. Ils bichonnent une race qui est la première race lourde de France, «la race la plus utilisée pour le croisement». Les pays qui adoptent le Mouton Charollais veulent profiter de l'excellent travail de génétique opéré en Bourgogne pour avoir des moutons offrant plus de viande. «Les gains sont de 30 à 40 % sur un agneau croise, avec une vraie vitesse de croissance et des carcasses moins grasses», indique le technicien de l'interprofession. Creusot Info, la nouvelle référence de l'information au Creusot. 21 - 11 - 2006 |
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vont essayer de résister d'abord, d'aller plus loin ensuite, projetant aussi de conquérir leurs voisins insulaires. Les deux pays vont s'épuiser en luttes incessantes, où la chevalerie française, au cours de grandes batailles - Crécy, Poitiers, Azincourt - va faire preuve de bravoure, mais aussi d'un esprit d'individualisme qui va la conduire à sa disparition. En 1420, les Anglais réussissent à s'emparer du trône de France. de la Flandre qui l'importe. Mais le roi de France ne cesse de harceler les Flamands. Jaloux de leurs bonnes relations avec l'Angleterre, il gêne leur commerce, les écrase d'impôts. Si bien qu'Edouard III, le roi d'Angleterre, excédé, décide de supprimer les exportations de laine en Flandre, et de ne plus en importer de drap. La réaction ne se fait pas attendre : les Flamands, pour éviter le chômage, décident de quitter le giron Valois et déclarent que le roi de France, c'est Edouard III, et personne d'autre, Philippe de Valois n'étant qu'un usurpateur. C'est tout à fait ce qu'espérait le roi d'Angleterre. Un
chevalier et un financier pour amiraux.se rencontrer pour une bataille que chacun d'eux pense décisive. Ce n'est pas une bataille sur terre, mais sur mer, à l'Ecluse, l'avant-port de Bruges, le 24 juin 1340. Les Français ont décidé d'interdire l'entrée du port flamand aux Anglais, et de détruire leur flotte. Ainsi, plus de laine, plus d'Anglais. Commandés par deux spécialistes de la chevalerie et des finances, les Français forment alors, au moyen de leurs bateaux serrés les uns contre les autres et enchaînés, un barrage qu'ils pensent infranchissable. qui ont le
temps de tirer trois flèches pendant qu'un arbalétrier n'en ajuste
qu'une - mettent en déroute ce barrage inefficace. La flotte française
subit un désastre : 170 navires sur 200 sont perdus, 15 000 soldats sont
morts, l'un des chefs de l'expédition, Hue Quiéret, est décapité à même
le bastingage du bateau où il agonise, pendant que l'autre, Nicolas
Béhuchet, est pendu au mât. Philippe de Valois qui envisageait un
débarquement en Angleterre doit abandonner le projet. Il n'a pas le temps de reprendre son souffle : déjà, en Bretagne, un nouveau front de rébellion se développe. ..... Historia Interactif. |
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Saveurs ramadhanesques![]() les dattes auraient vite fait l’enrichissement des maîtres du marché si la consommation avait suivi son cours normal. Conformément à une coutume chère aux musulmans, les pratiquants doivent manger une ou deux dattes dès qu’ils ont entendu l’adhane du Maghreb et avant d’entamer la prière. Ainsi, si les spéculateurs pratiquent eux aussi, à leur manière, ils ont d’autres préoccupations et ce, d’autant plus que le début de Ramadhan a coïncidé avec la récolte des dattes née dans le désert sans pitié qui laisse vivre les uns et mourir les autres. Symbole de résistance et des délices de la nature. Les plus croyants nous interpellent souvent pour nous dire que si toutes les variétés de dattes voient le jour sous une chaleur cuisante, des températures extrêmes et dans un espace sablonneux, il y a de quoi faire méditer des incroyants purs et durs, sur l’existence d’une puissance divine, la même qui assure un niveau satisfaisant de remplissage en eau à Bir Zemzem, bien que, chaque année, des millions de pèlerins viennent y puiser et qu’il n’y pleuve jamais. Cela nous rapproche de la résistance d’un animal emblématique, le chameau, pour les services qu’il a rendus à l’homme pendant des millénaires, de commerce caravanier et de nomadisme, et pour sa capacité à rester sans eau ou sans manger pendant quinze jours de traversée du désert. Donc, que de similitudes donnent à voir ces deux êtres emblématiques que les livres sacrés présentent comme des dons divins sans lesquels des populations auraient disparu depuis longtemps. Le palmier dattier procure de quoi mettre à l’abri de la faim, revigorer en donnant du plaisir, dans une nature hostile. Le chameau sert de moyen de locomotion d’une oasis à l’autre ou d’un continent à l’autre comme du temps où, faute de véhicules mécanisés, le transport des marchandises s’effectuait à dos de bêtes qui, lourdement chargées, devaient traverser sur des milliers de kilomètres des régions difficiles d’accès. On ne doit pas perdre de vue aussi la complémentarité du palmier et de la chamelle dans cette zone aride. L’un produit les dattes, les palmes, le bois, l’autre procure à la fois la laine, la chair et le lait. 21-10-2006 Boumediene A. (extrait) |
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se cache-t-il derrière ce concept ? Il n’existe pas encore de normes officielles, ce qui laisse libre cours à certaines fraudes. En effet, certains produits sont vendus sous cette étiquette mais ne correspondent pas à l’attente du consommateur. Voici une série de fournisseurs qui garantissent leurs articles comme étant vraiment équitables. Nous n’avons pas la possibilité de vérifier leurs dires dans les pays de production mais nous nous sommes basés sur leur charte, leurs références et un audit. Nous commençons cette série d’articles par la lettre A comme Azimuts.
Azimuts est une société qui vend des produits provenant du Népal. Elle a été créée en 1995 et siège à Tonneins dans le Lot-et- Garonne en France. C’est là que sont créés des vêtements alliant confort, élégance, écologie et éthique. L’entreprise se compose de 8 personnes en France et d’une coopération avec une entreprise népalaise de 37 personnes qui confectionne les vêtements et tricote les pulls. Depuis 2004, une ONG de Katmandou qui aide des femmes très pauvres s’est associée à ce travail. Le coton provient d’Inde par l’entreprise Amit – il est garanti bio. La laine est produite au Cachemire par une entreprise familiale de l'Himachal Pradesh. La société vend également des noix de lavages et de l’encens tibétain. Leur principe éthique établit pour leur personnel un salaire qui leur permet de vivre décemment. De ce fait, les hommes gagnent le double de ce qu’ils gagneraient dans une autre entreprise locale et les femmes le triple. L’entreprise refuse le travail précaire et assure un travail régulier à ses employés. Les horaires sont respectés. Une somme de 8 % est donnée en plus afin de pourvoir aux différents besoins des salariés, notamment pour leur frais de santé. Sachez que l’État ne prélève aucune charge aux entreprises et n’assure aucune aide aux salariés. De ce fait l’entreprise s’engage également à prendre entièrement en charge 15 enfants de la rue. Elle a aussi créé une école gratuite ouverte à tous, fréquentée par des femmes et des enfants. L’association à but non lucratif Transparent Trade a reçu l'audit d'Azimuts en 2004. Tous les comptes ont été contrôlés par un commissaire aux comptes indépendant auprès du siège de la société en France et sur place au Népal où l’on s'est assuré de la mise en place des engagements. Il n’a cependant pas pu visiter les producteurs de coton et de laine, trop éloignés du lieu de production. L’audit détaillé peut être consulté sur www.transparent-trade.org, cliquer sur « structure transparente ». Selon son concept, Azimuts vend ses produits sur Internet ou dans de petits commerces dont la liste se trouve sur leur site www.azimuts-art-nepal.com. On les retrouve également au salon Marjolaine du 3 au 12 novembre, au parc floral de Vincennes et au salon Asphodèle les 9 et 10 décembre à Pau (64). Catherine Keller La Grande Époque 20 - 10 - 2006 |
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Pendant que la métropole se transforme en une Bombay colorée avec «Lille3000, le voyage continue» ( Libération du 14 octobre), la ville se penche aussi sur son histoire via l'industrie textile. Pas de manière uniquement patrimoniale, mais en se tournant vers le futur, vers les nouveaux textiles, naturels ou synthétiques, une des dynamiques des entreprises de la région Nord. On retrouve donc avec plaisir le Tri postal, cette ancienne friche transformée en ruche artistique et événementielle un lieu devenu symbole à Lille , où l'exposition «Futurotextiles» déroule une saga de textures. Le deuxième étage du Tri postal est transformé en une sorte de vieille fabrique, d'atelier de recherches. La scénographie alterne des installations textiles spectaculaires, sas de passage entre dix espaces et une présentation souvent linéaire et scolaire. Elle a parfois le charme d'une salle de classe de chimie animée par un professeur passionné, la commissaire de l'exposition, Caroline David. «Nous avons voulu faire une exposition très pédagogique, présenter des technologies de pointe au grand public.» Il faut donc se pencher sur toutes les tables de laboratoire, s'accrocher aux murs, toucher les matières, regarder les 28 films, rôder dans le Textile Lab, pour plonger dans une accumulation de narrations étonnantes. Dans cette démonstration réalisée avec des entreprises du Nord - Pas-de-Calais s'entremêlent design, mode, art, sciences, technologie de pointe et économie. Revue de détails. Anti-tout. L'exposition fait la part belle à tout ce qui est «anti». Devançant nos phobies : les tissus se font antibactériens, anti-UV, antimagnétiques, antifongiques, antistress, tout cela est encore en cours d'expérimentation. En jouant toujours sur le confort, les matières se veulent respirantes, énergisantes, photovoltaïques, luminescentes, microencapsulées. La démonstration en est faite avec la fibre Outlast, qui intègre des microcapsules à changement de phase. Elles absorbent la chaleur, la stockent et la restituent lorsque c'est nécessaire. Création américaine pour la Nasa, Outlast s'adapte au microclimat de notre peau. On retrouvera là aussi Elisabeth de Senneville avec ses vêtements antipollution et son Rideau météo (2000), qui, grâce à des microcapsules, change de couleur en fonction du temps. Toutes fibres. L'exposition a la fibre naturelle et futuriste en même temps. Apprendre que l'on tire du fil de la betterave, que l'on tisse à partir du basalte, cela fait sortir du rouet de la Belle au bois dormant. Si la soie, la laine et le coton sont largement représentés, ce dernier étant même projeté en aérosol, les investigations sur les fibres de maïs, de bambous, de molécules de lait, de chitine (extrait de la carapace du crabe), de granulés de plastique, sont décrites dans leurs différentes phases de transformation. La fibre de carbone est aussi rangée dans la catégorie textile, elle permet par exemple de créer des prothèses très fines et flexibles pour le pied. Et on projette là que les chercheurs travaillent à reproduire la solide et fragile toile d'araignée. Bocaux et coupons. Comme le futur a commencé hier, l'exposition propose aussi un voyage dans le temps, qui est enfermé dans 142 bocaux datant du XIXe siècle. La collection du musée des Sciences naturelles de Lille laisse entrevoir des cocons du Cambodge, de la fibre d'ananas ou des fils de banane de Pondichéry, de la mousse de tourbe. Digne d'un cabinet de curiosités, ces échantillons magnifiques, rapportés de leurs voyages par des scientifiques, des botanistes, des consuls de France, furent présentés comme des nouveautés dans de nombreuses expositions coloniales et universelles, et démontrent qu'à l'époque où le synthétique n'existait pas les entreprises se tournaient vers les plantes venues d'ailleurs. Nanotextiles. Dans le genre projection réjouissante, ce sont les nanotextiles qui aiguisent la curiosité. L'oeuvre White Lotus Flower, de l'artiste coréenne Choi Jeong-hwa, exposée en 2005 à la Biennale de Venise, est en nylon hautes performances. Elle arbore une netteté immaculée troublante, certes artificielle. Mais elle évoque les propriétés de la fleur de lotus. En étudiant cette fleur mythique à l'échelle nanométrique (molécules et atomes 10 000 fois plus petits que le diamètre d'un cheveu), les chercheurs ont constaté que cette plante, toujours impeccable, devait sa qualité à une forte densité de nanoaspérités qui font rouler l'eau en entraînant les déchets. Toujours dans cette magie très expérimentale de la nanotechnologie, des étudiants tchèques ont inventé une machine décrivant l'electrospinning. Il suffit de verser sur ce dispositif mécanique un mélange d'alcool vinylique et d'eau, de tourner une manivelle pour créer de l'électricité et de faire apparaître sur un papier noir une fibre blanche à peine perceptible. Du nanotextile, on n'en est pas sûr, mais on rêve de cette évanescence invisible. Ecologie et performances. Au même rayon du futur, les matières naturelles qui respectent la nature ou luttent contre le gaspillage prolifèrent. Comme le filet attrape-nuages fabriqué dans le nord de la France, qui récupère l'eau sous forme de brouillard ou de rosée. Ou le filet à moules, en fil de betterave biodégradable. Les bouteilles en plastique se transforment en polaire, on le savait. Moins connu, on peut suivre le recyclage d'un jean proposé par l'entreprise Minot. Ce pantalon usagé redevient du fil blanc pour être retissé. Même un gilet pare-balles en Kevlar, fibre d'aramide créée par Dupont de Nemours en 1965 à partir d'un polymère, se récupère ! Ce textile hyper résistant est haché, puis réduit en fibres pour se transformer en sangles. Quand on s'aventure dans la sphère de l'aérospatiale, du sport, de la performance extrême, de la sécurité, c'est encore à d'autres applications des textiles que l'on se frotte. Tissu pour se protéger des météorites dans l'espace qui équipe la fusée Ariane, tenues pour les vulcanologues en Nomex qui résistent à 1 100 °C. Pour aller plus vite, plus haut, les matières performantes font la course avec les athlètes. Du vélo au ski, c'est la fibre de carbone qui gagne. But ultime à atteindre : devenir invisible, stratégie de dissimulation inventée par la nature. Par mimétisme, ont été mis au point des textiles capables de changer de couleur sous une impulsion électrique. En alliant des matériaux réfléchissants à un appareillage électronique capturant, on pourrait créer des personnages furtifs. Avant de complètement disparaître sous une cape d'invisibilité, on ira toucher le capteur de Maurin Donneaud. Rien d'impressionnant. Juste une sorte de paravent plat. Mais, dès qu'on l'effleure des doigts, on crée des sons. Ce tissu technique est une interface connectée à une carte électronique qui donne l'illusion pendant cinq minutes que l'on est habile musicien, car déconnecté de la gamme. A quelques mètres de là, sous l'effet de la chaleur, un tee-shirt se rétracte sous l'action de la chaleur. On attrape vite la fibre mutante. Par Anne-Marie FEVRE QUOTIDIEN : Vendredi 20 octobre 2006 - Libération |
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![]() unanimes à souligner qu¹ils ne sont pour rien dans la tendance des prix des produits artisanaux à suivre une courbe ascendante, cette hausse étant, selon eux, intimement liée à celle des prix des matières premières qui, en général, ne bénéficient d¹aucune subvention. Ils rappellent la montée en flèche des prix des matières premières durant la dernière décennie. La hausse a dépassé les 400 % pour des produits tels que le cuivre, l¹argent, la laine, la soie ou le bois, en plus de la hausse du coût de production et de la vie en général. Il y a donc nécessité de prendre des initiatives pour l¹amélioration des conditions sociales des artisans, à travers un soutien à ce secteur vital qui lutte pour sa survie dans une situation marquée par de grandes mutations économiques. 08 octobre 2006 Abdelaziz Hayoun de la MAP |
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se voir les uns les autres et que la claustrophobie ne vienne perturber ni le rythme de leur rumination, ni l'activité de leur flore intestinale. Hermétique pour que leur respiration, leurs rots et leurs pets soient conservés. Car c'est le but de ce huis clos qui se tient à Perth, sur la côte ouest australienne, dans un des laboratoires du CSIRO (Australian Commonwealth Scientific and Research Organization) où l'équipe d'André-Denis Wright collecte le moindre souffle émanant de ces quatre moutons. Un souffle destructeur, puisque chargé de gaz méthane, le plus important contributeur au réchauffement climatique après le dioxyde de carbone. Un seul mouton émet environ 7 kg de méthane par an. Multipliés par les 120 millions de moutons que compte le cheptel australien, ajoutés aux chèvres et aux vaches (les laitières étant les plus grosses productrices de méthane avec 114 kg par an), l'équation déclare que 13 % des gaz à effet de serre du pays sont produits par le bétail. Ou plus précisément par certains microbes qui vivent en paix dans leur panse. La
flore intestinale de nombreux animaux abrite une grande diversité de
micro-organismes (lire ci-contre) dont certainssont des Archeæ dits «méthanogènes» car ils transforment l'hydrogène en méthane au cours de leur travail de fermentation des aliments. L'homme émet ainsi du méthane (certains individus plus que d'autres), les termites également (d'autant plus qu'elles sont nombreuses), mais ce sont les ruminants qui tiennent le record des émissions d'origine animale, participant à hauteur de 18 % du total, toutes origines confondues. Pour contrer cette fâcheuse contribution gazeuse des ovins, les scientifiques du CSIRO ont travaillé dix ans durant sur ces micro-organismes méthanogènes au demeurant difficiles à étudier car impossibles à cultiver. Avec un certain succès : ils ont développé un vaccin qui réduit de 8 % la production de méthane des émissions ovines, performance qu'ils tentent à présent d'améliorer. Ce vaccin, qui incite le système immunitaire des moutons à détruire quelques-unes des espèces méthanogènes vivant dans leur rumen, semble pour l'instant n'avoir aucun effet secondaire néfaste. Au contraire, il provoque une prise de poids (5 %) et de laine (15 %), au ravissement des fermiers. Même combat de l'autre côté de la mer de Tasman, en Nouvelle-Zélande, où les scientifiques tentent de modifier la quantité de méthane
produite par la flore digestive des animaux en changeant leur
alimentation. Il s'avère que les fourrages à haute teneur en tanin,comme le lotier, réduisent de 16 % les émissions en méthane des ruminants, augmentent leur poids et la qualité de leur lait. Une bonne nouvelle pour un pays qui compte 11 fois plus de moutons que d'habitants. Soit 45 millions qui, ajoutés aux huit millions de vaches, sont responsables de 90 % des émissions en méthane du pays, soit 43 % des gaz à effet de serre de la Nouvelle-Zélande... Cependant, la solution pour réduire les gaz pourrait bien venir du kangourou. Comme la vache et le mouton, il rumine, mais ne rote pas de méthane. Ce qui se passe dans son estomac est longtemps resté un mystère. Des chercheurs du Queensland y ont récupéré 40 types de bactéries dont une vingtaine étaient totalement inconnues et les ont placés dans un estomac artificiel afin de mieux les observer. Il apparaît que la flore du kangourou transforme l'hydrogène non pas en méthane mais en acétate que l'animal utilise comme source d'énergie. Ainsi, non seulement les marsupiaux sont écologiquement corrects, mais ils tirent un plus grand profit de l'herbe qu'ils digèrent. Les chercheurs ne désespèrent pas de trouver le moyen de transplanter la flore du kangourou chez les ruminants... En attendant, des environnementalistes suggèrent que la solution la plus intelligente pour réduire rapidement l'effet de serre en Australie serait de cesser d'élever tant de bétail et de consommer du kangourou, dont la viande est, de surcroît, sans cholestérol. Mais, en raison de ce que l'on appelle ici «le syndrome de Skippy», on aura sans doute trouvé un vaccin «zéro méthane» ou un pâturage adéquat avant que les Australiens ne se décident à manger leur emblème national. Libération.fr Par Florence DECAMP 23 - 09 - 2006 Sydney (Australie) |
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contrebandiers indiens et saisi une grande quantité de châles en shahtoosh après une opération coup-de-poing dans différents magasins sur Charoen Krung et Silom. Véritable produit de luxe, le châle en shahtoosh est fabriqué à partir d’une sorte de laine très fine prélevée sur le ventre de l’antilope du Tibet aussi appelée chirou. Une seule pièce peut coûter jusqu’à 13.000 euros en Europe ce qui en fait un des châles les plus chers du monde. Les deux suspects, soupçonnés d’avoir revendu 254 pièces à un recéleur, risquent jusqu’à cinq ans de prison et/ou 50.000 bahts d’amende pour contrebande et… non paiement de taxes. Les chirous sont protégés par plusieurs conventions et le commerce du shahtoosh est interdit depuis 1979. Pourtant, chaque année, environ 20 000 antilopes du plateau tibétain seraient victimes des braconniers. Il faut tuer cinq chirous pour fabriquer un châle en shahtoosh. Pour en savoir plus sur la contrebande de shahtoosh, (www.lepetitjournal.com Bangkok) Lundi 24 juillet 2006
L'une d'elles est l'antilope du Tibet
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frontalier himalayen fermé depuis 44 ans, permettant la reprise sur
cette frontière des échangescommerciaux directs interrompus après une guerre en 1962. Des responsables tibétains, chinois et indiens ont assisté à une cérémonie organisée sous une pluie battante et un froid piquant à plus de 4.500 mètres d'altitude au col de Nathu La, entre le Tibet et l'Etat indien du Sikkim...... Le président de la Région autonome du Tibet, C. Phuntso, pour la Chine, et le chef du gouvernement régional de l'Etat du Sikkim, Pawan Kumar Chamling, pour l'Inde ont coupé le ruban rouge....... Les produits autorisés à l'export entre les deux pays à travers le col de Nathu concernent, entre autres, le thé, l'orge, les chevaux, le poil de yak, la laine et la soie. Les échanges commenceront chaque année le 1er juin et se poursuivront jusqu'au 30 septembre, date après laquelle le col enneigé est impraticable. Tous les différends ne sont cependant pas réglés entre les deux pays..... Motilal Lakhotia, 80 ans et qui a connu le col ouvert dans sa jeunesse, fera jeudi le voyage jusqu'au Nathu La. Cet homme d'affaires de Gangtok, la capitale du Sikkim, possédait autrefois un magasin de l'autre côté de la frontière, dans la ville chinoise de Yadong (Chomo en tibétain) ......... "Je vendais des céréales, des couvertures, des vêtements de laine quand je m'occupais de la boutique (de Yadong) entre 1954 et 1961. A l'époque, on était payé en pièces d'argent", se souvient-il........... Edicom international - 06 juillet 2006 |
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Le 19 mai, les gardes-frontières d’El-Kouif, en patrouille, ont appréhendé 5 personnes à bord de trois véhicules, transportant 280 kg de laine et des effets vestimentaires, estimés à une valeur marchande de 203.000 DA, en provenance de la contrebande. Par ailleurs, le 17 mai, les mêmes gardes-frontières ont récupéré un véhicule de marque Peugeot 604, abandonné par un contrebandier qui a pris la fuite pédestrement à la vue des gendarmes. Les mis en cause, les moyens de transport et la marchandise saisie ont été remis à la brigade de Gendarmerie nationale d’El-Houidjbet, qui procède à l’enquête. Par : EL MOUDJAHID samedi 20 mai 2006 |
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commence ces jour-ci. Dès que le climat se stabilise, les tondeurs en nombre très réduit se font désirer. Les moutons doivent être débarrassés de leur laine. Faute de quoi, ils tomberont malades et développeront la gale ovine. Il y a quatre races de mouton élevées en Algérie. La Ouled Djellal, la Hamra, la Dembri et la Taâdmit. C’est pour la qualité de leur viande mais aussi pour la qualité de leur laine. C’est la race de Taâdmit qui fournit la meilleure laine. La laine du mouton de Taâdmit est longue et ne casse pas. C’est cette laine qui est la plus prisée et la plus adaptée aux différents tissages de burnous ou de tapis. Après la tonte, la laine est nettoyée des orties et autres éléments extérieurs qui s’y collent. Elle est lavée, séchée et cardée pour être enfin filée et mise en bobine pour servir au tissage. Celle qui doit servir de support est mise en pelote. Celle qui doit servir de remplissage (taâma) est teintée ou trempée dans des bains de couleurs (el-ghotsa). Quant au tissage de tapis, il y a lieu de rappeler que ce métier se meurt et se perd. Les tapis de haute laine sont chers par rapport à ceux proposés sur les marchés, faits de laine synthétique. Mais toujours est-il qu’il reste des familles qui y tiennent et qui maintiennent ce métier. Il est transmis de mère en fille. Si les mères sont expertes, les filles par contre commencent par des essais ou elles donnent libre court à leur imagination. Elles tissent des descentes de lit ou tapis de prière et ensuite, elles évoluent en tissant une série d’oreilles pour parfaire les dessins. D’où la dénomination de ces Oussaïed. C’est comme ça que l’on appelle les oreilles : rêves de Naïliyettes. 17-04-2006 D. H. Quotidien algérien d'information La NOUVELLE République |
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pédagogie du pallium lors de son homélie le 24 avril 2005. Un signe liturgique qui frappe à chaque fois que le pape préside une grande célébration. Le pallium est porté autour du cou et retombe sur l’épaule gauche, du côté du coeur. Il est fait de la laine des agneaux élevés par les trappistes des Trois Fontaines et de brebis, car le Christ confie à Pierre, dans la scène de saint Jean, de paître ses « agneaux » puis de paître ses « brebis ». Les agneaux sont traditionnellement bénis par le pape le jour de la sainte Agnès et sont tondus le mardi saint, une seule fois : ce jour là, dans la liturgie, le livre d’Isaïe évoque le Serviteur souffrant, figure du Christ, qui se laisse conduire comme un agneau muet que l’on tond. La laine est ensuite filée et tissée par les moniales bénédictines de Sainte Cécile. Benoît XVI a choisi cette forme de pallium long de deux mètres soixante et large de onze centimètres, semblable à ceux du premier millénaire chrétien que l’on voit sur les antiques mosaïques de Sainte Cécile par exemple. Les croix de soie rouge qui l’ornent, représentent les plaies glorieuses du Christ. Trois d’entre elles, dont celles qui apparaissent sur les épaules sont ornées de broches d’or, représentant les trois clous de la crucifixion. Dans son homélie, Benoît XVI a souligné surtout la symbolique du Bon pasteur à la recherche de la brebis perdue représentée par le pallium. Il est bordé de soie noire, détail qui symbolise le sabot de la brebis. On pourrait aussi souligner l’importance de la « chaire » de saint Pierre : le pape a souligné la signification en prenant « possession » de la basilique Saint-Jean du Latran au lendemain de son élection. ZENIT, Agence d'information - Le monde vu de Rome. 16-04-2006 |
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![]() à l'école Christ-Roi : Des élèves de 3e et 4e année de l'école Christ-Roi de Ste-Véronique, ont fondé une petite entreprise de tricot à l'école. Ils en ont tiré un enrichissement pratique et historique puis ont gagné un concours d'entreprenariat. Des élèves participants de l'école Christ-Roi exhibent quelques réalisations des « Mini-pros du tricot ». De gauche à droite, Julia Cloutier, Sandra Perrier, Suzie Campagna, l'enseignante Lise Collin, Félix Légaré et Alexis Jubinville. Ils offriront leurs produits ce 29 avril à la fête du patrimoine de Ferme-Neuve. Fiers de leur projet, 24 élèves participants de l'école Christ-Roi et leur enseignante Lise Collin ont présenté leur candidature à la 8e édition du Concours québécois d'entreprenariat. Comble de bonheur, leur petite entreprise les « Mini-pros du tricot » remporte le premier prix de leur niveau scolaire de toute la Commission scolaire Pierre-Neveu. Ce qui leur permet de passer au volet régional du concours. Patrimoine et affaires : ......La participation soutenue d'amis et de parents bénévoles a permis de construire un «tricotin allongé» avec les garçons et, une fois terminé, les filles pouvaient y fabriquer un foulard. Auparavant, ces mêmes jeunes filles, toujours accompagnées d'adultes bénévoles, tricotaient des lavettes de coton pour donner ainsi la chance aux jeunes de terminer leur tricotin. ..... Acquisition de connaissances : ......De plus, l'historique du tricot a permis de remonter jusqu'aux origines du tissage des Amérindiens et des premiers colons arrivés en Amérique. ......Le projet fut donc un succès grâce à la coopération de tous et de chacun... car l'exemple des uns stimule le potentiel des autres. Quelle belle réussite ! Éric Busque - l'Iinformation du Nord l'ANNONCIATION - 15 avril 2006 |
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Acheter des plantes mais aussi prendre le thé ou pêcher la truite. Le savoir-faire des jardineries britanniques attire les clients. Nous n'avons rien inventé. Les Français fréquentent de plus en plus les jardineries pour apprendre à faire pousser leurs tomates ou découvrir l'art floral. Ils inscrivent leurs enfants à des ateliers récréatifs pour qu'ils découvrent les plaisirs de la nature. Mais ce n'est rien en regard de l'engouement de nos voisins britanniques pour leurs jardineries. Les professionnels du jardinage rêvent d'importer le concept, surtout en milieu urbain. En Grande-Bretagne, les jardineries sont bien plus grandes qu'en France. Elles disposent d'immenses parkings de plus de 1 000 places, de restaurants de 150 à 200 couverts, de librairies richement dotées, de rayons jouets pour enfants et de vêtements pour les pêcheurs... «Les Britanniques qui ont des liens encore plus étroits avec leurs jardins que les Français y circulent des heures durant», relève Edgar Morgan, chargé d'études chez Promojardin. Quatre heures de shopping vert. Les Anglais y débarquent le dimanche pour un copieux breakfast. «Ces jardineries proposent tellement d'activités que les tour-opérateurs les inscrivent dans leurs parcours touristiques. Ce sont de véritables parcs de loisirs à thème où l'on se rend aussi en famille, parfois pour la journée», surenchérit Jean-Philippe Darnault, directeur général de Truffaut, qui possède une filiale outre-Manche, Garden ans Leisure. Elle compte 7 magasins. Celui de Bristol s'étend sur plus de 25 000 m2, soit trois à quatre fois plus en moyenne que les jardineries françaises. Dans ces temples de verdure, très cosy, à côté des pots de généraniums et de sacs de terreau, on découvre des serpents ou des iguanes. On prend aussi le thé. Résultat : les consommateurs britanniques restent en moyenne quatre bonnes heures dans les magasins contre trois petits quarts d'heure en France. Et ils y dépensent plus d'argent... Ce qui fait rêver les professionnels français. D'ici à ce que l'on mange bientôt bio ou que l'on pêche soi-même carpes et truites dans les magasins Jardiland ou Botanic demain en France, il n'y a qu'un pas... Déjà pour l'ouverture de son prochain magasin en mars, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Truffaut prévoit dans ses murs un café tricot, un café broderie et un café photo. Une stratégie presque britannique ! C.D. 24-11-2005 Le Figaro |
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Une demi-douzaine de militants d'une association de défense des droits des animaux ont manifesté vendredi, certains en sous-vêtements, devant le consulat d'Australie à Istanbul pour appeler au boycott de la laine australienne, prélevée, selon eux, sous la "torture". "Nous appelons les gens à boycotter la laine australienne parce que c'est très cruel: les agneaux sont mutilés en Australie", a déclaré Jurgen Faulmann, un militant autrichien de l'ONG internationale Peuple pour le traitement ethique des animaux (PETA People for the Ethical Treatment of Animals). "Australie: arrête de torturer les moutons", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants, dont certains s'étaient peint le drapeau australien sur le postérieur, d'autres arborant des masques de moutons. "Nous sommes aussi contre l'exportation de moutons vivants vers le Proche Orient et l'Afrique car cela dure plus d'un mois et nombre d'entre eux meurent pendant le transport", a ajouté M. Faulmann. L'Australie est l'un des principaux producteurs mondiaux de laine de mouton. 12-11-2005 - Matinternet - Québec Canada |
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Et quil ne faudrait surtout pas prendre à la légère. Pour cette année, il est bon de savoir que faire de son temps libre tout en restant « tendance ». Cest vrai, il ne faut pas négliger leffort de certaines actrices américaines qui ont posé avec leur poncho par passion pour le tricot. Le « président de la maille britannique » leur aurait même envoyé plusieurs pelotes de laine... par gentillesse. Suite à cette évidente opération marketing, les téléspectateurs ont donc la chance den subir les frais durant les émissions dites féminines. Et pour couronner le tout, apprenez quen Angleterre certaines séances de cinéma se déroulent sous une lumière légèrement tamisée pour un tricotage collectif. Les filles ont de quoi soccuper dès la fin du mois... Nadège Degrémont Médias Télé Se faire la maille du 23-09-2005 l'Humanité |
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L'Association «Laines d'ici» est née pour valoriser la laine de mouton et surtout pour mettre en route un processus de réflexion et d'actions, notamment des cours, autour de cette matière renouvelable.La toute jeune association qui a vu le jour fin 2004 sous la présidence de Théo Gerber, du Prédame, a inauguré le 18 mars dernier un Centre régional de la laine dans des locaux du Restaurant de la Croix-Blanche à Undervelier (JU). Une fête avait été mise sur pied pour marquer l'événement et permettre au public de découvrir les activités proposées et le processus de transformation de la laine, une ressource naturelle autrefois si précieuse et aujourd'hui oubliée.L'objectif des responsables est de valoriser la laine de quelque 5000 moutons de l'Arc jurassien (JU, JB, NE) et d'éviter que cette matière première ne parte en fumée après la tonte. Le président de l'association et son comité de sept personnes ont bénéficié de l'appui de la Communauté Longo Mai, établie tout près de Undervelier, pour mener cette démarche et aussi d'une aide financière de la Confédération pour ce projet unique et novateur en Suisse. Parution semaine 37, 2005 agrihebdo journal |
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Une firme iranienne va tisser le plus grand tapis fait main au monde, pour une mosquée d'Abou Dhabi, dédiée au président défunt et fondateur des Emirats arabes unis, cheikh Zayed Ben Sultan Al Nahyane. Des responsables émiratis et iraniens ont signé samedi un contrat pour la confection du tapis géant, devant mesurer 5.700 mètres carrés et peser 45 tonnes. Trente tonnes de laine et quinze tonnes de coton seront nécessaires pour la confection du tapis, qui mobilisera un millier d'ouvriers iraniens durant une période de deux ans dans la région de Khorassan, dans l'est d'Iran. Le tapis, formé de quinze larges parties qui seront ensuite cousues à la main, devra couvrir le sol de la principale salle de prière de la mosquée cheikh Zayed, à l'entrée d'Abou Dhabi. La firme iranienne, chargée de la confection, donnera une garantie de dix ans pour le tapis. Cheikh Zayed, fondateur et président de la fédération des Emirats arabes unis depuis sa création en 1971, est décédé en novembre 2004 et il a été inhumé dans la cour de la mosquée d'Abou Dhabi qui porte son nom. 19-9-2005 |
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La multinationale Benetton soutient l'accord entre l'AWGA (Australian Wool Growers Association) et PETA, mettant ainsi un terme à la campagne internationale que PETA avait lancé à son encontre. PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) a interrompu sa campagne internationale contre la multinationale Benetton après que cette dernière ait offert son soutien à l'accord entre l'AWGA (Australian Wool Growers Association) et PETA. L'accord vise à créer une nouvelle marque de laine de producteurs n'ayant recours ni au mulesing (mutilation) ni à l'exportation d'animaux vivants. Dans sa lettre à l'AWGA, Benetton a promis de n'acheter que de la laine " éthique " provenant de moutons non soumis au mulesing et a fortement recommandé à l'ensemble de l'industrie lainière australienne d'adopter cet accord. Benetton compte plus de 5 000 magasins et points de ventes répartis dans 120 pays et ses ventes en 2004 ont atteint plus de 2 200 millions de dollars (soit 1 750 millions d'euros). La nouvelle marque de laine, plus respectueuse envers les animaux, sera disponible auprès des détaillants dans le monde entier. Elle a déjà fait l'objet de demandes par les commerçants opposés à la cruauté envers les animaux. Benetton a rejoint les rangs de plus d'une douzaine de grands détaillants tels que Gap, H&M, Eddie Bauer, Jones Apparel, Land's End et Liz Claiborne qui soutiennent l'accord passé entre PETA et l'AWGA. Fermiers australiens, le message est donc clair : l'adoption de réformes sur le traitement des animaux est rentable ! Pour remercier Benetton d'avoir écouté son cur et ses clients, et d'en profiter pour ouvrir un nouveau secteur au lieu de continuer à s'approvisionner en laine auprès de producteurs peu scrupuleux, vous pouvez contacter son président, Luciano Benetton, à l'adresse suivante : info@benetton.it 18 septembre 2005 par Arnaud, Lamainalapatte.com |
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A 4500 m d'altitude, au Nord-Ouest du Tibet, la région de Ngari est un vaste territoire très peu peuplé, aux conditions naturelles difficiles...... .....La nouvelle industrie sur laquelle on fonde beaucoup d'espoir, l'exploitation de la laine de mouton de Ngari, considérée comme de l'«Or fin»...... ..... « La laine du mouton de Ngari est une des plus connues au monde. Elle a quatre points forts : 1° c'est la plus fine; 2° elle est très régulière et de bonne qualité; 3° c'est la plus longue ; 4° c'est la plus dense. Les moutons de Ngari vivent dans les régions de haute altitude, ils se déplacent avec les gazelles tibétaines, mangeant les mêmes herbes, buvant les mêmes eaux, par conséquent la qualité des produits textiles est très bonne. » Le prix d'une écharpe tricotée avec cette laine atteint des milliers de dollars sur le marché international...... .....Dong Mingjun explique que le mouton arrache l'herbe quand il broute et cause ainsi des dégâts à la prairie. Il est donc interdit d'élever ce mouton dans de nombreux pays du monde. Mais il peut être élevée à Ngari, parce que les prairies y sont composées d'herbe aux racines très profondes que les moutons ne peuvent pas mangeret les dégâts occasionnés sont bien moins importants. Cette réussite avec le mouton de Ngari permet d'apporter de meilleurs revenus aux habitants locaux. ..... ..... Notre marque porte l'appellation du pays natal. » Lu Ruiqing , responsable pour la région de Ngari, de l'exploitation de l'industrie de la laine, explique qu'actuellement le mouton de Ngari est le meilleur du monde, en terme de quantité et de qualité de laine. La région est en train de développer cette industrie. Dans le district de Rutok, on élève plus de 250.000 moutons, et la production de laine atteint les 70 tonnes. 85% des revenus des bergers viennent de la vente de la laine. Et nous sommes en train de créer un site capable de produire chaque année des centaines de tonnes de laine pour le marché textile international. Pour promouvoir ce développement, le gouvernement autonome de Xizang a déjà investi plus de 10 millions de yuans ces deux dernières années. Et il a fondé l'entreprise Hajinda, en espérant améliorer encore la transformation des 270 tonnes de laines produites chaque année. Son objectif est encore de créer une autre marque internationale, spécifique à la région de Ngari. Lu Ruiqing nous rappelle que l'entreprise a déjà crée plus de 20 produits différents : « La transformation de la laine et l'amélioration du produit ont permis d'augmenter les revenus des paysans, ce qui est bénéfique à l'économie. Après les tentatives de ces deux années, nous décidons d'étendre le commerce de la laine de Ngari du plateau à la plaine, puis de la Chine au monde. » China Radio International 23 août 2005 |
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Les podiums des grands capitales de la mode ont déroulé le tapis rouge à la broderie depuis longtemps et au tricot et au crochet depuis peu. Au coeur de ce renouveau, un public de tous âges, hommes et femmes confondus, et surtout une jeune génération qui découvre et revisite la passion de ses grands-mères. "Le crochet, c'est autre chose que les napperons de grand-mères!", proclame Marie-Noëlle Bayard, qui dirigera des ateliers de crochet pendant la 2 e édition de "l'Aiguille en fête" au parc floral de Vincennes, un salon destiné aux piqués de tricot et de broderies mais aussi à l'art postal, du 1er au 3 avril 2005. Dans une période où l'aspect fait-main a regagné du galon dans la mode et où le tricot et la broderie ont le vent en poupe partout dans le monde, le crochet a fait son apparition lors des présentations des collections pour le printemps-été 2005, de Paris à Milan et New York, de Chanel à Prada, de Calvin Klein à Max Mara, Kenzo ou Vanessa Bruno. Aujourd'hui, il orne même des modèles de marques comme H&M ou Etam. Mais selon Mme Bayard ou Jean-Charles Durand, organisateur du salon, l'activité crochet reste encore marginale contrairement au tricot ou la broderie. "Le retour du crochet est encore cantonné aux créateurs, pas au grand public sans doute parce qu'il a cette image de napperon de grand-mère et qu'il semble difficile techniquement. Or au contraire, c'est plus facile que le tricot. Il s'agit juste de compter des boucles", explique Marie-Noëlle Bayard. "Depuis 20 ans, les fils ont beaucoup évolué, en couleurs, en légèreté ou en brillance. On peut même faire des bijoux en peu de temps", précise Mme Bayard qui travaille avec plusieurs créateurs de mode. France 2 - 5 aout 2005 |
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Loin des grands centres, loin des caméras, des dizaines de milliers de familles péruviennes luttent contre une nature implacable pour survivre. Et voilà que la mondialisation menace leur gagne-pain! Un troupeau dalpagas broute paisiblement sur une plaine rocailleuse de la cordillère des Andes, dans le sud du Pérou, à plus de 4 000 m daltitude. Du haut de ses 11 ans, le berger, muni de son lance-pierre, surveille les bêtes avec sérieux. Haut comme trois pommes, crasseux, les joues brûlées par le froid et le soleil, Walter Guispe Mamani devrait être en vacances, selon le calendrier scolaire péruvien. Mais comme tant dautres garçons du coin, il fait paître les alpagas. En échange dun peu de nourriture. Cest que sur le plateau andin, terre que les habitants appellent aussi «puna» («haute terre», en quechua, une langue autochtone), il ny a pas grand-chose à manger. À cette altitude, le manque doxygène, le froid et le vent dégarnissent même le plus maigre pâturage. «On ne peut pas cultiver. Aucune plante ne pousse», dit Wilfredo Lizarraga, 48 ans, responsable dune clinique de santé avoisinante. La puna péruvienne, cest 91 000 km2 de plateaux, un territoire un peu plus grand que lÉtat du Maine, qui suit le tracé de la cordillère des Andes...... Sur cette terre inhospitalière, où vivent pourtant des dizaines de milliers de familles parmi les plus pauvres du pays, lélevage des alpagas constitue la principale source de revenus de la population. Cousin du lama, lalpaga est une bête appréciée. Pour sa capacité de saccommoder de modestes pâturages et surtout pour sa laine, dune qualité reconnue mondialement. Mais lélevage des alpagas dans la puna reste un mode de vie précaire, à la merci des aléas de la nature. Car quand le climat fait des siennes, la catastrophe nest jamais loin. Comme ce fut le cas en juin et juillet 2004, lorsquune vague de froid, la pire depuis 30 ans, a frappé. En lespace de quelques semaines, des dizaines denfants sont morts, terrassés par la diarrhée et les maladies respiratoires. Les pâturages ont été dévastés et les troupeaux, décimés. ......Plus de 200 000 personnes se sont retrouvées devant rien, selon les autorités. Depuis, elles dépendent de laide alimentaire pour subsister......Le Pérou produit en effet un peu plus de trois millions de tonnes de laine dalpaga par an, dont 80% sont exportés. Une production qui provient essentiellement des petits éleveurs andins. Mais voilà que dautres pays sintéressent à ce marché, dont la Chine, lAustralie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le Canada. LAustralie, en particulier, investit substantiellement dans la recherche afin daméliorer la reproduction de son cheptel et la qualité de la laine. Certains prédisent même quelle disposera dès 2020 du plus gros cheptel ! Cette tendance met en péril le gagne-pain des familles andines, qui nont ni les moyens ni la technologie pour rester dans la course. Pendant que les éleveurs dalpagas australiens ont lambition de conquérir le monde, les populations de la puna, elles, se remettent difficilement du dernier caprice de Dame Nature. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), lagence des Nations unies qui lutte contre la faim, la vague de froid qui a frappé la région a provoqué lune des famines les plus graves de la planète. Une famine oubliée sur le toit du monde..... Sur le terrain, ce qui préoccupe avant tout les éleveurs dalpagas, ce sont les prix. À quatre ou cinq sols péruviens (environ 2 dollars) pour 450 g de laine, ils éprouvent de la difficulté à joindre les deux bouts dautant quun alpaga ne produit que quelques kilos de laine par année. Doù un manque à gagner, que les gens de la puna comblent du mieux quils le peuvent. ..... Simon Thibault |
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ont choisi de faire l'élevage de camélidés, des alpagas, dans un seul but, récolter la laine. Elle peut être de qualité différente : le Suri, une laine longue et fine, chaque alpagas en produit environ 2,5 kgs, ensuite le Huacayo, une laine plus courte, 3 kgs par animaux. Ces animaux sont originaires de l'Amérique du Sud, les alpagas sont de la même famille que les lamas et les chameaux. Les alpagas peuvent se reproduire dés l'âge de un an, la femelle est en gestation pendant une période de 11 mois. Ces animaux sont des ruminants, l'alpaga est moins rustique que le lama, car il ne se nourrit que d'herbe. Ils n'ont pas de sabots mais trois orteils, ce qui fait qu'ils détruisent moins les sols en marchant que ne le ferait un cheval. Ils peuvent être utilisé pour la promenade, chaque animal peut porter une charge de 30 kg, il peut même être attelé, mais à un sulky pour poney. Bertrand LEROSSIGNOL FR3 Aquitaine - Publié le 21/03/2005 |
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Théo Gerber, fête son ouverture ce vendredi 18 mars à Undervelier. Objectif, valoriser la laine des quelque 5'000 moutons de l'arc jurassien. Dans notre pays, moins de la moitié de la laine produite est collectée, seule une infime partie étant valorisée. La seule grande filature de laine se trouve en Ajoie et ne travaille que des lots importés. Dans l'arc jurassien, soit le canton du Jura, le Jura bernois et le canton de Neuchâtel, la laine des quelque 5'000 moutons de la région part elle aussi le plus souvent en fumée ou au compost. L'association "Laines d'ici" est née de la volonté d'éleveurs, artisans, transformateurs et créateurs de redonner sa valeur à cette ressource naturelle. Le Centre régional de la laine s'occupera de la collecte et du tri de la laine, de l'information, de la promotion et de la formation. Le Centre établira un inventaire de tout ce qui concerne de près et de loin la laine dans la région. Avec le soutien de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), l'association "Laines d'ici" développera ensuite différents projets liés à la région. Afin d'être conforme aux règles de l'OMC, la Confédération avait supprimé ses subventions à la "Centrale suisse de laine indigène" menacée ainsi de fermeture. Suite à une pétition et aux manifestations des éleveurs, le Parlement a créé la base légale nécessaire à un nouveau soutien de la laine suisse. 18.03.2005 - AGIR Agence d'information agricole romande - Agrigate.ch |
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prochains, a déclaré dans un communiqué qu'il "partage l'inquiétude" des industriel européens du textile. Ces derniers viennent de saisir Bruxelles d'une demande de douze clauses de sauvegarde contre les importations de textile chinois. Le ministre français du Commerce extérieur souligne aussi que la France demande, depuis plusieurs années, une baisse des droits appliqués par les grands pays émergents à leurs importations de textile et d'habillement, qui "peuvent atteindre jusqu'à 80% alors que l'Europe applique à ses importations un droit moyen de 10%". Par rapport à janvier 2004, les ventes chinoises de textile vers l'UE ont bondi de 46,5%, selon l'organisation professionnelle européenne Euratex. Avant le 1er janvier, le système des quotas, longtemps connu sous la dénomination d'accord multifibres, avait canalisé pendant 40 ans l'arrivée des produits textiles dans les pays industrialisés. 18/03/2005 LExpansion.com |
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que se fait 2 fois par an la collecte de la laine de chèvres angoras de toute la France. En ce moment la campagne de tri bat son plein. D'ici la fin de la semaine sept tonnes de laine vont passer entre les mains d'un expert trieur. Claude Stephane FR3 Région sud - Publié le 17/03/2005 |
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a décidé de faire pression sur les chaînes de prêt-à-porter pour les obliger à renoncer à la laine australienne, après avoir lancé un appel au boycott pour attirer l'attention sur la pratique du "mulesing", qui consiste à découper un peu de la peau du dos des moutons. Au départ, cette méthode est pleine de bonne intention puisqu'elle consiste à les protéger du risque mortel représenté par les asticots de la mouche à viande. Mais malheureusement lors du "mulesing", les moutons ne sont généralement pas anesthésiés, et sont seulement attachés à des barres métalliques pendant qu'on leur coupe la peau. Les producteurs de laine se sont engagés à trouver une alternative viable et à abandonner définitivement cette technique d'ici à 2010. Mais PETA dénonce une mutilation qui n'est plus nécessaire, et réclame son arrêt immédiat. Les producteurs ont réagi en saisissant la justice australienne, lui demandant de faire cesser les menaces de PETA sur les distributeurs de vêtements. La Cour fédérale de Sydney doit se prononcer début mars. 18/02/2005 |
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capitales de la mode déroulent le tapis rouge à la broderie depuis longtemps et au tricot depuis peu ; Paris va bientôt leur dédier un salon : le tricot et la broderie sont non seulement devenus tendance mais on loue aussi leurs vertus sociales et thérapeutiques. Les actrices Julia Roberts ou Sharon Stone, qui se sont érigées en activistes du tricot, ont largement contribué à redorer l'image de ces activités manuelles attribuées en général à des personnes moins "glamour". Pendant les derniers défilés prêt-à-porter à New York, les mannequins ont été invités à une "models' knit party", (knit : tricot) organisée par le café-atelier tricot Knit pour les aider à se relaxer et ne pas fumer.Des créateurs ont eux aussi succombé à la grosse maille, de Pierrot à Catherine Malandrino, de Donna Karan au label branché Imitation of Christ. A Londres cette semaine, d'autres collections ont fait la part belle à la maille, depuis le jeune espoir turc Bora Aksu jusqu'au très confirmé Paul Smith. Jean-Charles Durand, concepteur du salon, raconte à l'AFP avoir été "sidéré par le nombre de personnes qui manient l'aiguille". "En France, il y a 300 clubs de broderies, 400 clubs de patchwork, des sites internet à foison et même des scissions dans certains clubs de point de croix!", ajoute-t-il. Le retour en grâce des aiguilles est dû, selon lui, a une envie "de devenir son propre créateur, le porte-drapeau de ce qu'on a fait soi-même". "Il y a une fierté, un amusement à "customiser" ses vêtements avec des broderies mais avec le tricot, cela va plus loin. Il y a en plus cette relation sensuelle avec la laine", assure Jean-Charles Durand. "Toute une génération de femmes a jeté les aiguilles avec les soutiens-gorge ou les livres de cuisine", explique Nadine Lefebvre, attachée de presse de Phildar. Selon elle, la tendance cocooning a remis l'aiguille au goût du jour ainsi que la nouvelle mode des très gros fils qui permet "en deux soirées, de se faire un pull sympa". "Les jeunes aiment la mode du fait main. Elles redécouvrent en plus le plaisir de tricoter autour d'une table", raconte Mme Lefebvre, selon qui les ventes de laine ont progressé de 30% en quatre ans. PARIS, 19 fév 2004 (AFP) |