La Norvège
…est située en Europe septentrionale, bordée à l'est par la Suède, la Finlande
et la Russie. Elle est bordée au nord par l'océan Glacial Arctique
(mer de Barents),
à l'ouest par l'océan Atlantique (mer de Norvège) et au sud par la mer du Nord
(Skagerrak). Point culminant : GaldhØlpiggen 2469m.

Le climat est relativement doux grâce à l'influence du courant de dérive
nord-atlantique qui longe les côtes et libère les glaces. Pendant l'été, dans la partie
septentrionale, le soleil reste levé pendant 80 jours consécutifs. Les températures
vont, en moyenne, de - 5°à 16°. Pâturages et prairies sont très étendus.

La matière première, base de toutes les productions textiles norvégiennes a toujours été la laine; avec cette fibre ils ont tissé des "bordures", des tapis et des couvertures en "double étoffe", noué des rya (tapis-couverture) et brodé de multiples linges liturgiques. Au XVIIe S.,  le tricot a remplacé le sprang et le réseau, techniques préhistoriques à l’aiguille. Autrefois, la laine provenait des moutons spelsau, ancienne race nordique. La petite laine fine était cardée
et les jarres,
(jusqu’à 35 centimètres de long), étaient utilisées pour la production
de fils peignés. Les couleurs vives et claires des teintures végétales se fixaient 
particulièrement bien sur ces fibres souples et brillantes. C’étaient les couleurs primaires
qui dominaient dans les textiles norvégiens d’autrefois : le jaune vif voisinait avec le rouge
garance et le bleu indigo, auxquels s’ajoutaient les couleurs naturelles de la laine.
On mêlait volontiers un rouge jaunâtre et un rouge foncé tirant sur le violet, caractéristique des textiles traditionnels norvégiens. 

Les motifs de carreaux et d’étoiles employés sur les vêtements populaires en tricot ont été copiés sur des vestes de soie, importées d’Angleterre. Au XVIIIe S. dans le Setesdal, au sud du pays, on réalisait des chandails noirs pour hommes, décorés de semis de points blancs appelés « puces »
ou « mouches ». Ces chandails étaient garnis au col et aux poignets
d’une bande de drap ou de bure noire bordée de vert
et brodée de guirlandes de fleurs vivement colorées.
Les vestes de Hordaland étaient bordées de rubans.

A Selbu, dans la vallée de Trondelagen, la fabrication des tricots aux motifs noir
et blanc est devenu un véritable artisanat. Les moufles du Telemark, décorées
de
"roses à huit pétales", témoignent de la beauté du tricot norvégien. Vers 1920,
commença l'essor commercial de ces pull-overs. Les couleurs des motifs et la forme des
pulls évoluèrent avec la mode : le pull norvégien est aujourd’hui confortable
et décontracté, masculin ou féminin, porté bien au-delà des frontières de la Norvège.

Dans la technique du montage norvégien  pull-over ou cardigan sont entièrement tricotés sur une aiguille
circulaire : un large tube pour le corps et deux plus petits pour les manches. Pour faire les emmanchures
et séparer les côtés dans le cas d'un cardigan on coupe le tricot. On indique l’emplacement de ces fentes
sur le travail terminé à l’aide d’un fil de bâti; l’ouverture devant d’un cardigan doit être marquée en suivant
verticalement une rangée de mailles. On encadre ensuite la ligne de bâti d’une ou deux piqûres réalisées
au point arrière serré ou au point zigzag machine. Les ouvertures sont alors soigneusement coupées le long
le la ligne de bâti. Une fois la manche montée, il est courant de coudre une parementure tricotée
sur l’envers pour cacher la couture. Sur les cardigans, les bords coupés du milieu devant et l'encolure
seront sous des "galons" brodées ou non.

En France, les pulls norvégiens furent très à la mode après la première guerre mondiale avec les premiers départs pour
les sports d’hiver puis après l’apparition de Jean Marais, vêtu d’un superbe jacquard, dans L’Eternel Retour (1943).

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