Les races

La toison est normalement composée de 2 sortes de poils : la petite laine, poils courts, fins et ondulés, assure
l’isolation thermique; les jarres, poils superficiels plus longs et grossiers, protégent
des intempéries, vent et pluie. Les croisements sélectifs tendent à obtenir des toisons sans jarres.
L'amélioration des races pendant ces deux derniers millénaires a donné des fibres nettement plus épaisses
que celles obtenues par nos ancêtres, et alors que la toison des moutons primitifs avait
des cycles saisonniers de croissance et de mue, la laine des races actuelles pousse en continu.

Pendant la conquête de l’Espagne, vers 700, les Maures découvrirent une race de mouton locale
qu’ils croisèrent avec le mouton romain. Après de nombreuses sélections, ils développèrent
la race Mérinos, célèbre pour la finesse de sa laine dépourvue de jarres. L’Espagne, grâce à un
protectionnisme féroce
(toute personne voulant exporter un mouton était punie de mort) gardait
une supériorité certaine en élevage ovin. Les premiers Mérinos furent introduits en France en 1776
par Turgot, ensuite  dans les colonies anglaises, puis en 1788 en Australie. 
Les sélections européennes donnèrent des races plus fragiles comme le Negretti, à laine fine,
et le Rambouillet, à laine épaisse et longue.  En Nouvelle-Zélande, en 1880, furent croisés le Lincoln
et le Mérinos donnant le Crossbred (ou Corriedale), avec une laine d’une grosseur moyenne
et d’un rendement élevé. Cette race a été adoptée en Australie et aux Etats-Unis. En 1912, les Etats-Unis
produisirent le Columbia, un grand mouton à face blanche et toison rugueuse, qui donne de la bonne laine
et des agneaux d’un débit facile, en croisant des béliers Lincoln avec des brebis Rambouillet . 
Les Anglais élevaient des animaux robustes à toison grossière et lisse :
Leicester, Lincoln, Southdown et Cotswold en particulier.
 

Le mouton de Soay, est une race primitive de mouton établie à l'état sauvage depuis probablement 5 siècles sur la petite île de Soay d'une superficie d'1 km² (archipel de Saint-Kilda, en Écosse).
 

Race Border Cheviot Les animaux de cette race, développée dans la région des monts Cheviot entre l'Angleterre et l'Écosse, sont petits, supportent bien le froid et peuvent se contenter de pâturages pauvres. Ils sont recherchés, entre autres, pour leur aptitude maternelle, leur viande de bonne qualité bouchère et leur toison légère et douce.

Un certain nombre de moutons de Soay ont été transférés de Soay vers l'île principale de l'archipel : Hirta (6 km²) par le Marquis de Bute dans les années 1930, après que la population humaine ait été évacuée, ainsi que les moutons qu'elle élevait, de race moins primitive. Ils ont des points communs avec le mouflon corse et, bien que leurs origines soient incertaines, ils ont probablement été introduit sur l'archipel il y a environ 3000 ans. Ils sont beaucoup plus petits que les moutons domestiques modernes mais sont censés être plus robustes. La population dorénavant installée sur l'île d'Hirta ne subit aucune intervention humaine, mais a régulièrement été le sujet d'études depuis les années 50. Elle constitue un modèle en matière d'évolution, de dynamique des populations du fait de son isolement, (aucune émigration ou immigration) et de l'absence de concurrent ou prédateur significatif.
Leur comportement en élevage n'est pas difficile, mais ils sont sensiblement plus farouches que la moyenne des autres races, et ne peuvent pas être menés en troupeau aussi facilement.
La laine des moutons de Soay présente des Particularité par sa structure. On note également qu'elle tombe naturellement au printemps (quoique ce ne soit pas le cas de tout les représentants de le race)
De même, la race n'est pas tout à fait homogène concernant la présence et la forme des cornes. (Voir site http://www.soayfarms.com/ )
Cette variété de mouton est considérée comme un témoin des races de moutons de l'Europe antique et des premiers d'entre eux introduits en Grande Bretagne. S'il est plausible qu'elle reflète un type de mouton primitif qui a précédé les races modernes, cela n'empêche pas que l'histoire des moutons de Soay ait pu être faite depuis cette époque d'un contrôle de l'homme étroit ou inexistant selon les époques, de croisements, de sélection humaine et naturelle dont sont issus les animaux actuels, avec les caractéristiques qu'ils ont développées ou conservées.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton_de_Soay


Quant aux Pays-Bas, ils ont produit le Texel, un mouton à face blanche et à laine moyenne. Ce mouton
possède une toison épaisse, donne de nombreux agneaux qui arrivent rapidement à l’âge adulte
et est en faveur en France, en Belgique, au Danemark,
en Espagne, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Amérique du Sud et au Mexique.

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