Si les
techniques de teinture étaient beaucoup plus développées dans les
civilisations orientales, |
| Après la garance,
arrivèrent lindigo et les divers bois rouges connus sous le nom de «bois de Brésil». Colorants très rares, c'est à la fin du XVe S., quand en 1497, Vasco de Gama (1469 - 1524), navigateur portugais, trouva la route des Indes par le cap de Bonne-Espérance, que commença une nouvelle époque dans lhistoire de la teinture. La première cargaison dindigo arriva en Europe en 1516. Malgré des mesures protectionnistes et une vive résistance des producteurs de pastel le colorant indigène dut lentement céder la place à lindigo. |
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| En 1631, les seuls
Hollandais rapportèrent dans leur pays environ 66 tonnes dindigo dune
valeur correspondant à plus de 5 tonnes dor.Puis les Portugais découvrirent les grandes forêts dAmérique du Sud, riches en bois de Brésil, (préparation faite avec divers arbres de la famille des Césalpinées) et les importations de ce colorant devinrent très rentables. Le continent américain fournissait encore dautres colorants, comme le bois jaune, le bois de campêche et la cochenille, qui prirent une grande place dans les inventaires des teinturiers. Ce furent surtout les Espagnols et les Portugais qui introduisirent ces nouveaux produits, entraînant lentement mais sûrement le déclin de la suprématie commerciale de Venise. Peu après, lindustrie de la laine devint florissante en Flandre et aux Pays-Bas, ce qui permit à ces pays de conquérir le monopole de la teinture des lainages. |
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