| En 1573, William Lee
un jeune étudiant en théologie anglais tomba amoureux de la fille dun cultivateur de Calverton. Mais la demoiselle était tellement occupée par son tricot qu'elle regardait bien peu le jeune homme. Après lui avoir rendu visite plusieurs fois, William Lee, qui s'était concentré sur ce travail incessant et sur le maniement du fil et des aiguilles à deux pointes, décida d'inventer une machine capable de réussir les mêmes ouvrages d'art que les mains de sa fiancée. 3 années de collaboration étroite furent nécessaires à la mise au point de ce projet. En 1589, la première machine à tricoter était née. Cétait une machine à tricoter manuelle dont la
forme |
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| Elisabeth Ière
(1558-1603) refusa à William Lee un brevet pour sa machine à tricoter,
de peur que « cette machine n'enlève le pain de la bouche de ses sujets ». La reine, adepte du tricot-main, portait des bas en soie et en laine ne représentant quune très faible part des besoins de la Cour, et, si Lee avait présenté une machine « prévue pour tricoter les bas », peut-être aurait-il obtenu son brevet : la machine naurait pas menacé la corporation des tricoteurs de bas ordinaires. Plus tard, une nouvelle version de sa machine « for silk stockings only » lui fut également refusé. |
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Lee s'expatriant en
France Henri IV (1589-1610) autorisa linventeur à ouvrir un atelier de tricot à Rouen aux frais de la Cour. Hélas, la préférence aux catholiques obligea Lee à interrompre ses recherches. Il mourut à Paris, complètement ruiné. |